A peine deux petites heures après l'arrivée de Lilith, de nouveaux arrivants émergèrent du désert. Ceux là avaient un pas bien plus assuré, moins fatigué, et surtout des fusils à la main. Outre un petit groupe de 5 personnes, 2 autres étaient visibles sur leurs flancs, comme s'il s'agissait d'une manœuvre.
Bass
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L'entrée du camp -
Le taudis communL'homme balaya sa main l'air de dire "nan nan t'as rien compris".
— Tu comprends pas. J'y suis allé une fois. Tu vois les taudis ? La famine ? La peur des robots ? Tout ca t'oublies. C'est gigantesque, enfoui dans le sol, ils ont des champs, et ils achètent la tech à prix d'or. Ils ont même déjà fait des sorties contre les robots.
Il désigna son sac.
— Un type là bas cherche une technologie précise, j'ai réussi à trouver ce qu'il voulait, je crois. Si on arrive là bas avec ça, fini les ennuis, bonjour la belle vie.
Il posa une boussole sur la table, et parla encore plus bas.
— Tu vois ce cap ? C'est par là, à un ou deux jours de marche. Si tu viens avec moi je te file une partie du magot. -
Une caverne en profondeurBrett se retourna en entendant le bazar derrière lui, et une expression d'horreur mêlée de surprise pointa sur son visage
— Dégagez de là vous deux !! -
Une caverne en profondeurSon Sonson, qui eut la présence d'esprit de regarder en l'air, vit que de plus en plus de poussière leur arrivait dessus. Peu après son interjection à Sheryl, qui ne répondit pas, et juste après que Brett ait fini sa phrase, un gros craquement inquiétant résonna dans toute la caverne.
Au même moment, un bloc de pierre céda, menaçant d'emporter le chemin du groupe dans le gouffre, mais surtout Sheryl et Son qui se trouvaient directement en dessous.
Le Doc et Faye se trouvaient derrière, Borz et Brett devant avec un autre garde. Ceux là n'étaient pas immédiatement menacés. -
Une caverne en profondeur— T'as pas entendu parler des engins volants ? C'est de l'histoire ancienne remarque...
Brett semblait un peu blasé, et le fait que Borz n'en ait jamais entendu parler traduisait peut être un certain malaise sur la question -
L'entrée du campLes deux gardes étaient toujours là, veillant sur une ouverture dans les pathétiques défenses du Bidonville. L'autre - pas le plus grand - remarqua Lilith en premier.
— Ah... On allait pas te laisser mourir de soif devant nous hein.
— Ah bah non. Abonda le grand en reprenant la gourde. Moi c'est Salazar
— Ryan pour ma part. On roule pas sur les ressources ici c'est clair, mais bon... on a déjà les robots sur le dos, si en plus on s'entraide pas...
Tous ici avaient un jour bénéficié d'une main tendue. Ils étaient des échoués, des survivants d'autres camps qui s'étant retrouvés ici après l'errance. -
Un abriBen hocha la tête à leur semblant de présentations.
— Ils seront encore là demain... Mais fais à ta guise, ils doivent être retournés à leur poste.
L'homme se redressa, puis commença à tourner les talons, comme s'il retournait se faire avaler par le désert, là dehors.
— Je retourne travailler, tu connais le chemin. -
Une caverne en profondeurBrett émit un haussement d'épaules, avec la petite onomatopée qui allait avec, signifiant qu'il n'en savait pas grand chose.
— On raconte beaucoup de choses. Mais pour sûr, fut un temps, on volait. Les anciens d'ici s'en souviennent.
Souvenir lointain pour les plus jeunes, espoir pas si éloigné pour ceux comme Elyas et lui... -
Le taudis commun— Les miennes ne sont pas de cet ordre là, t'imagines bien que tout le monde ici s'en fout.
Il fit un signe de la main à un des autres gars qui trainait ici sans but, sans doute une pause entre des travaux, l'air de lui dire "sans offense hein".
— Je vais pas tarder à bouger de toute façon. Tu veux venir ? A deux c'est plus sûr. Tu connais la Carcasse ? C'est là que je vais.
Il parlait plus bas, il n'avait pas spécialement envie d'être suivi, rendu plus visible et ralenti par une horde de survivants affamés. -
Une caverne en profondeurBrett continuait son chemin.
— La Carcasse ? Rien de concret. Peut être une place forte. Et pour cet endroit, Albert a émis l'idée que ca pourrait être un tremblement de terre qui l'a ouvert et abimé la Carcasse.
Comme inspiré par la question de Borz, il jeta lui aussi un bref regard en l'air, comme pour tenter d'apercevoir la Carcasse sous laquelle ils devaient se trouver, mais ne voyaient pas à cause du noir. -
Une caverne en profondeurSi tout était calme, Sheryl et Son Sonson reçurent néanmoins un peu de poussière sur la tête en suivant le groupe. Ce dernier reçu même quelques petits cailloux sur la tête, fort heureusement son genou en fut épargné.
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Une caverne en profondeurBrett guidait toujours la petite équipe dans les cavernes. L'air se faisait plus humide, il n'y était pas habitué. Personne ne l'était d'ailleurs, l'air sec de la surface tranchait radicalement avec celui qu'on trouvait ici.
Ils s'étaient enfoncés dans les profondeurs, les dernières lanternes des chemins balisés étaient désormais loin derrière eux. Ils n'étaient pourtant pas si profonds, mais les chemins tortueux qui les avaient menés ici donnaient l'impression qu'ils étaient dans des profondeurs insondables.
Brett cherchait à éclairer le chemin de sa torche. On l'entendait parfois grommeler. Tout le monde commençait à se demander où les ferrailleurs avaient bien pu disparaitre.
— On va devoir border un gouffre. Soyez prudents. -
Un amoncellement de ferrailleIls marchèrent à bas régime pendant plusieurs dizaines de minutes, jusqu'à arriver ici. https://vestigiem.inquisitionem.fr/topic/42/une-caverne-en-profondeur
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Une caverne en profondeurSous la Carcasse s'étendent des galeries et des cavernes obscures dans lesquelles se perdre est aisé. Certains chemins sont à flanc de gouffre. Ici, tout résonne, y compris les plocs lointain des gouttes qui sont nombreuses dans cette atmosphère humide.
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Un abri— D'accord.
Une réplique qui tomba comme un soufflet étrange, à la fois un soulagement pour elle probablement, mais comme un problème supplémentaire pour lui. C'était d'ailleurs un sentiment étrange: chaque humain ici était un risque de famine en plus pour tout le monde, il ne s'en cachait pas. Mais pour autant, il ne l'avait pas rejetée.
— Juste en face d'ici, on a des plantations, enfin on essaie... Va voir les gens là bas quand tu te seras reposée un peu. Ils te diront quoi faire.
La lassitude sur son visage se mua en résignation.
— Moi c'est Ben. Et toi ? -
Un abriL'homme haussa mollement les épaules, comme si elle venait de dire quelque chose d'absurde.
— Rien. A part te demander un coup de main pour produire ce que tu vas manger et boire.
Avaient ils l'énergie pour penser à autre chose que leur subsistance ? Sans doute pas.
— Tu comptes rester ici ? -
Ailleurs ???— Une-Une-Une potion de force professeur.
Entendit Bagamba en même temps qu'un gros *CLANG* venu d'il ne savait où. A vrai dire, il ne prêta presque pas attention à tout cela, car son impression grandissait, jusqu'à ce qu'il n'ait la sensation de suffoquer. Il se sentait aller parfaitement bien, et pourtant il avait l'impression de manquer d'air, de ne rien inspirer. -
Ailleurs ???Alors qu'il se dirigeait vers son bureau, le professeur eut une faiblesse. Comme un mal soudain à respirer. Lui qui avait pris des potions et autres substances dans sa vie, avait l'impression qu'il s'agissait d'un mal que l'on essayait de masquer. Sauf qu'inconscient de ce dernier jusqu'à présent, il n'avait rien prit...
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Un abriLa notion d'intérêt, dans une situation aussi précaire que la sienne, était large. Présentement, le petit abri comptait une vieille caisse dans un coin qui pouvait servir de siège, et une sorte de tissu dans lequel il était possible de s'enrouler. Telle semblait être la vie ici.
Un petit temps passa pendant lequel elle fut "libre", ou à tout le moins laissée là sans autre indication. Assez de temps pour qu'elle se demande si cet endroit lui était attribué de fait, si elle pouvait se servir de "tout" cela. Ce qu'elle fit peut être d'ailleurs.
Après un peu plus d'un quart d'heure, un homme entra. Maigre, presque rachitique, laissant présager du niveau de nourriture en vigueur ici.
— C'est toi qui es arrivée tout à l'heure ?
Difficile de discerner quelque chose de la part de cet homme. La question sonnait davantage comme un amer constat. Ici, une personne était avant tout une bouche à nourir. -
Le taudis commun— T'es le deuxième.
Il soupira.
— Les gens pensent que je vends de la bouffe, ou à boire. Ils repartent souvent déçus, j'ai surtout de la technologie moi.
Son regard vint trouver Noé
— T'es pas d'ici non plus ?