Son se releva avec hâte, tous ses sens à l’affût - c’était bel et bien un piège ! Ils avaient beau tous les traiter de fou, il avait RAISON ! Il jeta un regard plein de suspicion au docteur avant de soupirer et faire non de la tête. Ses yeux revinrent au plafond, qu’il visa de son arme.
— You dare not defy Son Sonson to his face that you fall back to such petty machinations ?! Show yourself, coward ! I will whoop…
Et là, le déluge. Comme tous, le calvitié s’assura de sa survie, mais, étant le plus haut gradé dans ce petit sous groupe, il se sentait responsable de la vie de ces pauvres hères. Après s’être assuré d’un coup d’œil qu’ils aillent tous bien, son attention se porta sur la structure s’étant écrasée devant eux. Ses sourcils se froncèrent, avant que de lointains râles de douleur n’atteignent ses oreilles. Il scanna les alentours des yeux, tentant d’en distinguer leur provenance plus précisément ; en bas, visiblement. Un sourire amusé fendit ses lèvres - le scélérat avait été pris à son propre piège. S’il était en position de le faire, il pointerait sa lampe torche (scotchée au canon de son fusil) dans la direction du pathétique assassin.
BG Timide
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Une caverne en profondeur -
Une caverne en profondeurC’était donc ça leur plan ! Dérangeait-il tant leur petite hiérarchie qu’ils l’avaient attiré au prétexte d’une fausse mission dans ce piège ? Ou peut-être étaient-ce de tout autres individus ? Son s’était fait beaucoup d’ennemis, et nombre d’ignares voulaient le faire taire… Il aurait du tirer ; il savait que des scélérats étaient tapis dans l’ombre, prêts à refermer leurs griffes sur eux.
Peu importe. Le GOAT a l’habitude de devoir se débrouiller seul. Sheryl s’étant accrcochée à un de ses bras - la demoiselle était bien avisée de reconnaître son génie, il l’agrippa fort, brandit le canon de son fusil de sa main libre et tira sur un mur tout en sautant avec force dans la direction opposée à son tir, profitant ainsi du recul de l’arme pour les mettre hors de tout danger. -
Une caverne en profondeurAlors qu’il marchait, Son jetait sans cesse des regards derrière lui, observant le docteur les yeux plus plissés qu’à l’accoutumée. Pourquoi souhaitait-il rester à l’arrière du groupe, nu de toute protection ? Savait-il quelque chose ? Oui, ce médecin de pacotille - charlatan oui ! préparait certainement quelque chose, il devrait le garder à l’œil, et en même temps ne pas éveiller ses soupçons. Il avait peut-être des complices.
Ses réflexions furent interrompues par un assaut sur sa personne. Son se gratta la tempe, irrité par les bouts de cailloux s’attaquant à lui. Il pointa le canon de son arme au ciel, farouche. Le Terrible regarda l’abysse, et celui-ci baissa les yeux.
— Hm. That’s what I thought, fit-il avant de reprendre sa marche, satisfait.
Peu après, la conversation de Brett et Borz lui parvint. Un sourire moqueur fendit ses lèvres. Ses yeux se posèrent sur Sheryl, brillants d’un amusement malicieux.
— These two are really dumb aren’t they ? -
Un amoncellement de ferrailleLe moustacheless marchait aux côtés de Sheryl, désinvolte. Le canon de son arme pointé vers le sol, celle-ci calée contre son bide, il observait les alentours d’un air désintéressé.
— Hm, I know this place like my pocket, lança-t-il à sa compagne de marche. Son ton suintait la suffisance et l’assurance. -
Le hangar du bazarLe Terrible, qui demeurait au sol, vaincu par un genou à l’agonie, s’étrangla presque à l’annonce de son nom.
— What ?!
D’une main, il redressa le banc renversé puis s’appuya sur celui-ci pour se relever, se saisissant au passage de son arme, ses os produisant moult craquements sous le poids des efforts. Il grommela dans sa moustache, avant de s’approcher en boitillant du groupe. Il s’arrêta après quelques pas, observant la bande d’abrutis qu’on l’avait mandé de protéger.
— Hmpf, lança-t-il, dédaigneux, son menton se relevant légèrement. Of course, Brett, I will do it, you know me.
Ses lèvres s’étaient fendues en un petit sourire satisfait. Il était évident que Brett serait incapable de mener à bien cette expédition, le cheffaillon de pacotille n’avait d’autre choix que de faire appel à lui, et pour garder la face, un semblant d’autorité, il l’appelait de la sorte. Mais Son se souvenait bien de la façon dont cet incapable l’avait supplié de l’accompagner il y a quelques instants, ce connard l’avait même frappé tant il n’avait pas supporté être mis devant le fait accompli de ses plans foncièrement stupides. Brett ne l’emporterait pas dans sa bêtise avec sa façon d’agir immature, au moins l’un d’entre eux devait se comporter en homme pour le bien du groupe. -
Le hangar du bazar— Pwah ! cracha Son sous l’impact du coup.
Son sursaut le fit chuter en même temps que son arme, le banc sur lequel il sommeillait se renversa sur sa personne.
— Ouch !
Le calvitié poussa le banc dans un grognement afin de s’en libérer, puis ses yeux scannèrent les environs d’un air paniqué. Ceux-ci s’arrêtèrent sur le dos de Brett, qu’il fusilla du regard. Son ire fut de courte durée, une douleur vive au genou l’en tira.
— Aargh, fuuuck…
Il n’écoutera le connard qu’à moitié. -
Le hangar du bazarSon continuait de roupiller comme un gros bébé. À mesure que Borz s’approchait, parvenaient à ses oreilles les murmures tourmentés de l’endormi.
— Wha..? Yes, Brett, yeeeeees… What do you..? Aaah… ahhh, what is this ? Urghh, shut the fuck up… -
Le hangar du bazarLe redouté Son, fils de Son, profitait du repos du guerrier après une journée de travail acharné. Il était assoupi sur un banc, son fusil posé sur son estomac effectuant des va-et-vient au rythme de sa respiration.